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Résumé :

 

Ethan Carter, un jeune étudiant, se fait enlever en décembre 2011 par l’Organisation, une structure secrète internationale très puissante. Il la rejoint de force, afin de poursuivre une éternelle mission : protéger la Terre des puissants démons qui veulent se l’accaparer. Ethan va vite comprendre que sa vie sera désormais bien rude.

"L’Avènement du Roi Borgne" est un roman fantastique relatant les péripéties du jeune Ethan et les missions qu’il devra accomplir. Ces dernières vont le pousser à se poser des questions philosophiques, voire existentielles. Quel est le but de sa vie ? Quelle place a-t-il au sein de l’Organisation, dans le Monde ? Que va-t-il découvrir ?

Suspense garanti dans cette course effrénée contre la montre !

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« L’avènement du roi borgne » est un roman fantastique largement inspiré (vraiment beaucoup) du style et de certaines particularités propres au manga très connu ; « Bleach ».

 

L’histoire commence sur les « chapeaux de roues », peut-être même un peu trop. Le cadre n’est posé que succinctement, et le protagoniste se résigne à son sort très rapidement. D’ailleurs, il semble connaître « le pourquoi, du comment » de sa situation, alors qu’il est censé la découvrir en même temps que le lecteur. L’idée est bonne, mais pas suffisamment exploitée. 

 

Ainsi le lecteur se confronte à un « Battle Royal » / « Hunger game » (choisissez votre référence ;), les premiers chapitres. Le tout dans un décor immuable et énigmatique, avec des combats très visuels. Le concept est intéressant, pour qui est initié à la lecture de mangas. Cette lecture offre une perspective de visualisation intéressante ; transposant sans effort des images connues sur les mots de l’auteur. Vous l’aurez compris, l’immersion fut très rapide pour moi. 

Les premiers personnages sont peu approfondis, mais leur rôle dans le récit n’a que peu d’importance, si ce n’est le héros et l’un de ses adversaires. 

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Pour ceux qui surviennent une fois le jeu terminé, l’auteur a pris le temps de les travailler et de leur apporter des contours nets. 

 

Le héros de cette histoire, n’est pas sans en rappeler un peu trop un autre … Maintenant, très attaché au personnage initial, puis à celui de Elias Cath, plus sombre que l’original, je n’ai pas été gêné outre mesure par les similitudes. Il en va de même avec les personnages qu’il rencontre (les bons, comme les mauvais) … 

 

Ainsi le lecteur observe les ténèbres s’installer subrepticement, sans en avoir l’air, sous couvert de nourrir ; l’absence, le chagrin, l’incompréhension et l’injustice. Le héros qui découvre l’ampleur de la supercherie, pour ne pas parler de machination, se voit endosser un rôle particulier, pour une conclusion surprenante. Le dénouement de cette histoire est ma partie préférée du récit, à la fois originale et bien amenée (puisqu’on s’éloigne de l’oeuvre ayant inspirée l’histoire). 

 

J’ai particulièrement apprécié être témoin du tumulte interne du héros. L’auteur ayant pris le temps de décrire ses états psychiques et leur évolution. Bien sûr, consciente de la source d’inspiration, j’aurais été très déçu que ce point soit moins approfondi. Ici, je n’ai pas du tout été déçu. 

 

On retrouve le système hiérarchique du groupe dans lequel se voit enrôler le héros, son ascension fulgurante, sa grande puissance, son manque de contrôle et sa tendance à copiner un peu trop avec « la loi de Murphy ». Un cocktail détonant qui assure nombre de rebondissements !

 

Ici, le groupe représenté prend des allures de secte religieuse (plus particulièrement chrétienne) … qui bien sûr, se voit offrir des opposants (fonctionnant paradoxalement de la même façon, alors qu’ils veulent le détruire pour son système) … ainsi qu’une mission voulant que des Agents combattent des démons, le tout dans une autre dimension. 

 

Ce que l’auteur vous propose ? De l’action, des liens amicaux et amoureux, des combats, des morts, du sang, des pouvoirs surnaturels, des démons, l’évocation d’un paradis, ainsi que la visite des enfers … Autant le dire, le rythme est effréné, et l’ennui ne saurait se faire une petite place pendant cette lecture. 

 

Un point intéressant tient à l’évolution notable de tous les personnages. Même si selon moi, il aurait été judicieux d’approfondir certaines transitions et évènements afin de rendre le tout plus crédible. Bien sûr, au vu des 571 pages, en ajouter aurait rendu le livre très long. Alors peut-être que le scinder en deux aurait été judicieux ? 

 

La plume de l’auteur est fluide et très visuelle. J’ai lu son roman en quelques heures. Certainement parce que je n’étais pas dépaysée quant à l’univers décrit, mais aussi en réponse au rythme imposé par Elias Carth. L’ambiance est bien en place, à la fois surnaturelle et brumeuse, parfois même sombre. Autant parler d’une lecture attrayante et récréative agréable. 

 

En conclusion, j’ai apprécié ma lecture c’est indéniable. En revanche, je regrette que la source d’inspiration ne soit citée nul part, tant les références à l’oeuvre originale sont nombreuses.