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Résumé :

Connell et Marianne ont grandi dans la même ville d'Irlande. Il est le garçon en vue du lycée, elle est la solitaire un peu maladroite. Pourtant, l'étincelle se produit : le fils de la femme de ménage et l'intello hautaine connaissent ensemble leur premier amour.

Un an plus tard, alors que Marianne s'épanouit au Trinity College de Dublin, Connell s'acclimate mal à la vie universitaire.

Un jour, tout est léger, irrésistible ; le lendemain, le drame pointe et les sentiments vacillent.

Entre eux, le jeu vient tout juste de commencer.

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Normal People, ne nous cache rien, dès le titre et la quatrième de couverture quant à son contenu. Si ce n’est, qu’ils le voudraient, justement, être normal, les deux personnages de ce roman. Une histoire très basique, dont les contours sont largement déjà vus.

Un style on ne peut plus simple et plat, pour une lecture rapide. Le rythme est inexistant, ici très peu de péripéties. On observe… L’auteurs nous fait témoin de la maltraitance d’une jeune femme et de la fragilité narcissique d’un jeune homme. Ils se rencontrent, évaluent le monde qui les sépare, deviennent amant, se blessent inlassablement…

Quelques descriptions ici et là. Beaucoup de tergiversations. Des instants, tout comme une relation, emplis de vacuité.

Un roman construit sous forme de chapitres espacés dans le temps. L’histoire se déroule sur plusieurs années. On passe ainsi du point de vue de l’un ou de l’autre des deux protagonistes.
Je n’ai pas réussi à m’attacher aux personnages, ni même a éprouvé de la compassion pour eux (et pourtant, il y aurait eu des raisons, nombreuses avec ça). Ils sont indécis, ambivalents et intellectualisent énormément. Leur histoire est malsaine et tourne inlassablement en boucle. Qu’il s’agisse de la plume ou de ce que vivent les personnages, le récit s’enlise un peu plus à chaque page dans la lourdeur.

L’auteur nous propose des protagonistes la plupart du temps apathiques, qui n’évoluent que très peu, mais surtout, qui sont mues par leurs états d’âme (franchement déprimant qui plus est). Elle les enferme dans une « destinée », de laquelle ils ne pourront pas s’écarter. Le trait est grossi concernant son personnage féminin (beaucoup de pathos), tandis que son personnage masculin, lui, semble de prime abord passif, c’est sans compter son trait de caractère principal : taiseux.

Pour être clair, l’une est en souffrance psychologique constante, tandis que l’autre est franchement toxique pour elle (alors qu’il ne l’est pas avec les autres). Comble du comble, le personnage « toxique », nous apprend ici et là, qu’il ne n’est lui-même qu’avec elle (super). Et bien sûr, ce dernier, non content de faire souffrir l’autre, témoigne d’une dépression, limite plus lourde. On est à la limite de l’archétype, tandis que l’impression de lire continuellement la même chose s’installe pour devenir franchement lourde.

Une romance, qui, pour moi, n’en n’est pas une. C’est une relation entre amour, rejet, amitié et dégoût de soi. Mais aussi et surtout une relation de pouvoir et d’emprise dont les deux personnages ont pleinement conscience. C’est donc bel et bien une relation emplie de sentiments, mais de là à la romantiser…

Il est question, ici, de la différence entre les classes sociales, ou encore de l’importance accordée aux regards des autres. Le fameux déjà vu évoqué plus tôt.

En conclusion, c’est vide de tout. On lit des mots, des phrases réduites à leurs plus simples expressions. C’est également, et surtout, malaisant, triste, malsain (et pas pour les goûts sexuels de la jeune dame, qui sont réduit à une « déviance sexuelle » dû à un vécu traumatique. Je me questionne sur le vécu de cette lecture, pour celles et ceux qui pratiquent la soumission par désir et non pas en conséquence d’un vécu violent. De fait, je dirais que c’est malsain ; plutôt pour la modalité relationnelle que l’auteure propose entre elle et l’autre)… parfois même glauque (dans le désarroi relationnel et la douleur qu’il engendre chez les personnages).

Une lecture d’apprentissage sur les relations amoureuses, l’ego, l’avenir… sur l’affranchissement du regard de l’autre, l’amour, le sexe, … Un apprentissage, qui m’a donné la sensation de ne jamais survenir… Quelle leçon tirée de cette histoire… Les personnages sont là l’un pour l’autre, mais se blessent et alimentent leur rapport de domination… De fait, même à la dernière page, il n’est pas certain qu’ils se soient compris, ou qu’ils ne retomberont pas dans leurs travers. Un récit évoquant des sujets importants, qui ne sont franchement pas traités avec profondeur… ça donne presque la sensation de l’inéluctable pour les personnages. Et ça m’a franchement agacé.

Je me suis ennuyée malheureusement. J’irai même jusqu’à dire que cette histoire m’a déprimé. Bref, j’en ressors déçue et perplexe. C’est en revanche une lecture à part, crue, qui se détache du reste. Et, c’est en cela, je pense qu’elle rencontre du succès. Au-delà, je dois reconnaître que j’ai du mal à comprendre l’engouement.